Je ne veux plus être professeur

Le Plus beau métier du monde. Dans cette comédie de 1996, un professeur d’histoire-géographie quitte le poste qu’il occupe dans un paisible lycée de province au profit d’une classe dans un collège sensible de la banlieue parisienne. Un titre à prendre au premier degré… ou avec une bonne dose d’ironie.

En France, le site officiel du ministère de l’Éducation nationale dédie tout un pan à celles et ceux souhaitant devenir enseignant après une reconversion professionnelle. Mais quid de l’inverse ? Pour le journal Le Monde, sur les 870 000 professeurs français en 2021, ils étaient plusieurs centaines à quitter, comme chaque année, la profession.

C’est à ceux-là que s’adresse ce guide pratique : aux déçus du professorat qui rêvent d’horizons professionnels meilleurs. Dans cette page, je vais vous montrer comment mettre à profit l’expérience acquise et les qualités développées au cours de votre carrière pour réussir votre reconversion, en vous aidant du concept de l’ikigai. Prêt(e) à laisser de côté vos feutres Velleda ?

Table des matières

Les difficultés du métier d’enseignant

🤕  En lisant la presse française, je suis tombé sur la photo d’une manifestante qui, dans un cortège parisien, brandissait un panneau avec pour slogan « Enseigner en saignant », le dernier mot inscrit en lettres rouges… Pourquoi le métier de prof est-il désormais et régulièrement considéré comme un métier pénible ? Les raisons ne manquent pas… Florilège.

La pression constante exercée sur les enseignants

« Ça va, t’as juste à gérer une vingtaine de gosses et t’as 16 semaines par an pour décompresser ». Combien de fois avez-vous dû inspirer profondément pour ne pas tordre le cou à cette idée reçue – et surtout, à la personne qui l’avait proférée ?

Pour beaucoup, le métier d’enseignant relève plus de la sinécure que du sacerdoce ; la faute, encore une fois, à ces fameux congés payés au cours desquels, dans l’imaginaire collectif, le prof resterait les doigts de pied en éventail en attendant la prochaine rentrée des classes.

Les chiffres contredisent parfaitement ces clichés. En 2010 déjà, une étude de l’Insee montrait que les enseignants travaillaient en moyenne 44 heures par semaine dans le primaire, pour 41 dans le secondaire. Quant aux vacances, elles servent aussi à corriger des copies et préparer les cours qui seront délivrés tout au long de l’année. On est loin du farniente…

Vous le savez : être enseignant, c’est subir une pression bien réelle. Celle de devoir atteindre des objectifs d’apprentissage, de respecter un programme pédagogique strict, le tout sous la surveillance d’inspecteurs pas toujours très justes et en composant avec la gestion de classes nombreuses, aux niveaux rarement homogènes.

Des conditions de travail de plus en plus difficiles

Côté conditions de travail, le tableau n’est guère plus reluisant. À l’occasion du rapport mondial 2021 sur la condition du personnel enseignant, plus de 42 % des personnes interrogées faisaient part d'une détérioration au cours des trois dernières années.

Vous avez vous-même dû composer avec des ressources limitées ? Des classes surpeuplées ? Un soutien institutionnel insuffisant ? Ce triptyque délétère suffit amplement à rendre le métier de prof physiquement et émotionnellement épuisant… quitte à frôler le burn-out.

Un manque cruel de reconnaissance sociale

Si vous êtes ou avez été professeur de philo, vous connaissez la définition philosophique de la reconnaissance : elle désigne l’opération par laquelle on manifeste à autrui qu’on a conscience de ses qualités et de ses droits. Sartre va plus loin ; pour l’intellectuel parisien, la reconnaissance a lieu lorsque, dans la rencontre de l’autre, on prend conscience, individuellement ou collectivement, de son humanité et de sa dignité.

Si vous avez enseigné, il y a fort à parier que… vous ne vous reconnaissiez pas vraiment dans cette définition. Malgré l'importance cruciale de leur rôle dans la société, les enseignants peuvent ruminer un manque de reconnaissance, voire de respect à leur encontre… sans parler des salaires pas franchement attractifs. Un défaut de valorisation qui, sur le long terme, peut s’avérer terriblement démotivant.

La charge de travail administrative

« Le métier perd de son sens avant tout à cause des tâches administratives ». Cette assertion, on la doit à Pierre Favre, vice-président du Syndicat national des écoles (Sne), qui la confiait au journal Marianne en 2020. Et d’illustrer : « Il y a ces tableaux de reporting à remplir, ces multiples outils informatiques qu’il faut savoir maîtriser. La charge de travail s’alourdit, il faut remplir des cases, recueillir les doléances des parents… le tout sans pouvoir compter sur sa hiérarchie », regrettait le responsable.

De la paperasse, encore et encore : était-ce réellement pour cela que vous vous étiez engagé(e) dans l’Éducation nationale ?

Des conflits réguliers avec les parents d’élèves

Vous avez rencontré tous les profils : les permissifs, les absents, les procéduriers, les démissionnaires, les perfectionnistes, les condescendants… Pour la plupart, tout va bien ; ils vous écoutent, valorisent votre opinion, respectent votre rôle. Mais les autres ont tôt fait de gâcher le tableau.

La gestion des attentes et des critiques des parents peut constituer une grande source de stress, et les divergences sur les méthodes d'éducation ou les résultats scolaires, mener à des tensions. Si vous en avez soupé, c’est peut-être que le métier d’instituteur, professeur des écoles ou professeur tout court n’est plus fait pour vous.

Un manque de soutien pour les élèves en difficulté

SRAN, APC : il existe bien des dispositifs d’accompagnement dont la raison d’être est de compléter les enseignements obligatoires à l'école. Mais sont-ils suffisants ? Si votre classe ou vos classes souffrent d’un niveau particulièrement hétérogène, vous estimez très certainement que non.

Au cœur de votre vocation initiale se niche probablement un profond désir d’aider chaque élève à atteindre son plein potentiel. Cependant, face à certains, vous pouvez vous sentir frustré(e) et impuissant(e) ; un sentiment d'autant plus exacerbé par un manque de ressources et de soutien.

Que ces difficultés soient d'ordre cognitif, comportemental ou socio-économique, vous vous retrouvez confronté(e) à des défis que vous ne pouvez surmonter seul(e). Cet état de fait peut générer une détresse professionnelle, un sentiment d'échec et, à terme, favoriser une envie de changement de carrière.

Les qualités acquises grâce au métier de professeur

💪  Vous avez l’impression que tout ce que vous avez acquis de vos années d’enseignement sont des cernes sous les yeux et une maîtrise aiguë de l’argot adolescent ? Détrompez-vous : consciemment ou inconsciemment, vous avez développé bien d’autres talents. En voici quelques-uns qui devraient sûrement raisonner en vous.

La capacité d’adaptation

Dans un monde éducatif en constante évolution, les enseignants doivent faire preuve d'une adaptabilité remarquable. Que ce soit pour intégrer de nouveaux programmes, utiliser des technologies émergentes ou répondre aux besoins variés d'une classe éclectique, vous avez dû vous réinventer à plusieurs moments de votre carrière.

Cette capacité à « pivoter » et à répondre aux changements est une compétence hautement valorisée dans de nombreux emplois !

Les compétences communicationnelles

La communication est au cœur du métier d’enseignant – son cœur étant la pédagogie. Qu'il s'agisse de rendre un concept complexe accessible, de donner des instructions claires, ou encore de susciter l'intérêt des élèves, vous avez dû exceller à la fois en communication verbale et non verbale. Ces compétences acquises en matière de communication sont inestimables et se retrouvent au cœur de nombreuses professions.

La gestion du temps et des projets

Préparation des cours, gestion de classes, évaluation des élèves, tâches administratives : vous n’auriez pas un peu de sang de calendrier dans les veines ? Enseigner, c’est aussi faire montre d’une capacité à planifier, à prioriser les tâches et à respecter les échéances. Une compétence transférable (et essentielle…) dans presque tous les corps de métier.

La patience

« La patience est une vertu qui s’acquiert avec de la patience », dit (non sans malice) le truisme. J’ajouterais qu’elle s’acquiert aussi face à des élèves qui peinent à comprendre un concept ou qui se montrent turbulents à toute heure de la journée…

En tant qu’enseignant, vous avez dû faire preuve de persévérance voire de résilience. Cette capacité à rester zen dans des situations stressantes est une qualité recherchée dans de nombreux autres emplois.

La créativité

Les profs plan-plan, ça existe ; comme vous, je parie, j’ai croisé des enseignants effroyablement fades aux leçons insipides à souhait. Mais de l’autre côté du spectre, il y a les enseignants qui font preuve d’ingéniosité, de créativité pour rendre leurs cours attrayants et engageants.

« Plus facile à dire qu’à faire lorsqu’on a un programme à suivre à la lettre », vous dites-vous en votre for intérieur. Qu’à cela ne tienne ; que ce soit en inventant des activités originales, en proposant des méthodes d'apprentissage innovantes ou en adaptant votre approche pour atteindre différents types d'apprenants, si vous avez fait preuve de créativité dans votre carrière, vous pouvez la transformer en compétence précieuse.

Le leadership

Le leadership n’est pas une valeur réservée aux grands dirigeants de ce monde voire, à une échelle beaucoup plus modeste, au proviseur du lycée dans lequel vous avez enseigné. Il s’applique aussi à vous puisque, oui, les professeurs font preuve de leadership.

Voyez vous-même : ils doivent motiver les élèves, gérer les conflits, prendre des décisions, assumer la responsabilité du succès ou de l’échec de leur méthode… Autant de compétences qui cochent les cases d’un excellent leadership – ou qualités de meneur, en bon français. Des talents hautement appréciables dans la gestion d’une équipe ou la direction d’un projet.

Reconversion : les métiers proches de l’enseignement

🤝  Plaquer la profession de prof, d’accord – mais au profit de quel métier ? Quelles sont les activités professionnelles qui touchent à l’enseignement en vous permettant néanmoins de vous réinventer ? Voici quelques idées !

Formateur en entreprise

Enseignement ou formation ? Sans être de parfaits synonymes, ces deux champs demeurent intimement liés. Pourquoi ne pas mettre à profit votre expertise en transmission des connaissances hors des stricts bancs de l’école, du collège, du lycée ou de l’université ?

En France, l’AFPA (Association pour la formation professionnelle des adultes) propose des formations pour devenir formateur d'adultes. Un métier polyvalent s’il en est puisque le formateur d’adultes s’adresse à des publics variés : salariés, demandeurs d'emploi, travailleurs indépendants, jeunes diplômés soucieux d'acquérir une compétence supplémentaire… Il intervient dans le cadre de stages ou de cours particuliers ou collectifs.

Conseiller d’orientation

La compétence des enseignants à conseiller et orienter leurs élèves peut être mise à profit à travers le métier de conseiller d’orientation. Sa raison d’être ? Analyser la demande et aider la personne à mettre ses questionnements en perspective à partir de paramètres divers : ses intérêts, ses valeurs, ses attentes, son parcours, la réalité du monde professionnel, etc.

Créateur de contenu éducatif

L'essor de l'apprentissage en ligne offre aux enseignants l'opportunité de devenir créateurs de contenu éducatif. En France, le Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) propose un diplôme de concepteur pédagogique multimédia ; en Belgique, l’Université Catholique de Louvain dispense un certificat en technologie de l'éducation qui peut être pertinent.

Éducateur spécialisé

L’éducateur spécialisé aide des personnes en situation de handicap ou en difficulté à devenir autonomes. Sa mission est double : contribuer à leur épanouissement personnel et, conséquemment, à leur insertion en société.

Si vous avez retenu de votre carrière professorale le sens du contact, de l’organisation et de la gestion, ainsi qu’une envie farouche d’être utile aux autres, le DEES (Diplôme d'État d'Éducateur Spécialisé) français ou la formation de Bachelier en Éducation spécialisée pour la Belgique devraient être à votre goût !

Médiateur culturel

Le médiateur culturel joue le rôle d’intermédiaire entre les artistes, leurs œuvres et le grand public. Montage d’expositions, organisation de festivals, théâtre, cinéma ou encore gestion de salles de spectacles… Il sert une ville, une région, une fondation ou toute autre communauté ou institution.

Avec votre passé d’enseignant, vous pourriez utiliser de manière redoutable vos compétences pédagogiques pour rendre la culture accessible à tous. En France, l'Université Sorbonne Nouvelle, par exemple, propose un Master en médiation culturelle ; l’équivalent belge existe au sein de l’Université Libre de Bruxelles.

Tuteur ou coach privé

Vous avez bâti, de fait, une solide expérience dans l’accompagnement et le soutien scolaire. Pourquoi ne pas la mettre à profit en devenant tuteur ou coach privé ? En règle générale, aucune formation supplémentaire n'est requise. Cependant, des structures comme Acadomia en France ou My Sherpa en Belgique peuvent vous aider à être mis(e) en relation avec des élèves dans le besoin ou des adultes en quête d’un accompagnement sur-mesure.

Les autres secteurs où mettre à profit vos qualités de professeur

🔎  Ce n’est pas parce que vous avez construit une maîtrise robuste de l’enseignement que vous devez vous cantonner, même de loin, à ce secteur. Le champ des possibles est large, et il ne tient qu’à vous de l’explorer. Tour d’horizon !

La gestion de projets

Le métier de chef de projet peut regrouper plusieurs fonctions selon le domaine de compétence : chef de projet en informatique, chef de projet en communication, chef de projet web… Par conséquent, le terme même se voit utilisé dans différents domaines : BTP, numérique, marketing… Une (très) large gamme de possibilités !

Dans le cas des enseignants, je sais d’expérience que la maîtrise de l’organisation, de la coordination et de la gestion du temps dont font preuve les enseignants peut être transférée à la gestion de projets. Si cette voie vous intéresse, penchez-vous sur le Master en Management de Projet proposé par l'École Supérieure de Commerce de Paris (ESCP), ou sur l’Executive Master en Management de Projet dispensé par la Solvay Brussels School.

La communication d’entreprise

Les relations publiques ou le marketing, ça vous chauffe ? Les compétences de communication que vous avez développées tout au long de vos années d’enseignement constitueront un atout précieux. Ces champs désignent l'ensemble des techniques utilisées au sein du pôle communication d'un groupe (entreprise, parti politique, association...). Leur fonction est de promouvoir l'image du groupe, en créant une publicité efficace qui renseigne sur ses activités.

En France, l'Institut Supérieur de Communication et Publicité (ISCOM) offre des programmes en communication d'entreprise. En Belgique, l'Université de Liège propose un Master en Sciences de l'Information et de la Communication.

Les services sociaux

N’en déplaise aux élèves et étudiants qui ont connu une mauvaise expérience avec un ou plusieurs profs ; il ne s’agit en rien de les nier ou les dénigrer, ce type de vécu pouvant être particulièrement traumatique. Mais gageons que vous-même, dans votre exercice du métier, avez fait preuve d’écoute et d’empathie plus souvent qu’à votre tour.

Aide sociale, services à la personne, développement local, insertion professionnelle : les travailleurs sociaux se répartissent en plusieurs domaines variés. Les jeunes diplômés y trouvent rapidement un emploi, ces secteurs étant régulièrement en tension.

Les ressources humaines

La gestion des ressources humaines n’est pas un secteur économique à proprement parler, mais bien une fonction transversale dont toutes les entreprises ont besoin. Le rôle d’un tel professionnel ? Gérer les relations sociales, valoriser les carrières, ou encore recruter des profils pertinents. De l’humain, de l’administratif, un peu de technique : autant de skills que vous avez eu l’occasion de travailler face à vos élèves…

En France, le Cnam propose un Master en Ressources Humaines, tandis qu’un équivalent est dispensé avec l’Université Libre de Bruxelles.

La vente

Communication et persuasion sont les deux facettes d’une même pièce : celle de la vente ! Or, en tant qu’enseignant, vous avez bien ces cordes à votre arc ! Au rang des autres qualités nécessaires, citons de bonnes capacités relationnelles et d’écoute, une grande autonomie, un sens de l’organisation développé, de la rigueur, une dynamique orientée résultats… et un sens certain de la négociation.

Si vous vous reconnaissez face à un élève, un parent ou votre directeur d’école, vous avez peut-être trouvé votre nouvelle voie !

L’édition

Les enseignants forts d’une expertise ou d’une appétence en langues – étrangère ou française – peuvent aussi s’orienter vers le monde de l’édition. Chamboulé par le développement de l’image et du numérique, le secteur du livre continue d'attirer de nombreux professionnels, même si les places y demeurent réservées à des profils qualifiés.

En France, l'École Estienne propose un Diplôme Supérieur des Arts Appliqués en Édition. En Belgique, l'Université Catholique de Louvain dispense un Master en Langues et lettres françaises et romanes qui peut constituer une porte d'entrée dans le monde de l'édition.

Après l’enseignement : trouver sa voie grâce à l’ikigai

🛣️  Vous vous êtes reconnu(e) dans une ou plusieurs des caractéristiques que j’ai listées tout au long de cette page ? Si vous êtes prêt(e) à changer de voie et à enfin trouver celle qui, après l’enseignement, répondra pleinement à vos attentes, alors je suis ravi de vous familiariser avec l’ikigai !

Ce qu’est l’ikigai… et ce qu’il n’est pas

L’ikigai est un concept holistique, c’est-à-dire qu’il s'intéresse au sujet dans sa globalité. Connu au Japon depuis des siècles, l'ikigai vous permet de trouver votre véritable essence… ou raison de vivre.

Sur internet, il est très souvent représenté par un schéma constitué de quatre cercles croisés :

1.   ce que vous aimez : qu'est-ce qui vous motive et vous donne envie de bouger ?

2.   ce que vous savez faire : quelles sont vos forces et vos expériences professionnelles ?

3.   ce pour quoi vous pouvez être payé(e) : quelles sont, de manière réaliste, les possibilités de carrière qui pourraient vous offrir un revenu stable ?

4.   ce dont le monde a besoin : quels sont les problèmes que vous aimeriez résoudre ?

En trouvant l'intersection de ces quatre domaines, vous seriez en mesure d’identifier votre ikigai et, ainsi, être automatiquement guidé(e) vers une carrière satisfaisante et épanouissante…

Je préfère vous le dire tout de suite : si ce schéma a eu le mérite de populariser le concept d’ikigai, il n’en demeure pas moins outrageusement simpliste ! (et surtout plagié sur un schéma qui n'a rien à voir avec l'ikigai,...)

le diagramme de zuzunaga sur le purpose n'est pas l'ikigai

Bref, tous ces coachs et pseudo "experts", vous vendent des coachings et des formations sans rien connaitre réellement de l'ikigai




Comme une impression de déjà vu, non ?

 😉

Car tout au long de ma carrière de formateur et de chercheur à l'université, j'ai compris un truc essentiel dans ma propre pratique de l’ikigai :

L'ikigai est bien un concept psychologique mais aussi une philosophie de vie qu'il faut pouvoir comprendre au travers de la culture japonaise. L'un ne va pas sans l'autre.

Et autant vous dire que ces 7 années passées à la fac de psycho m'ont pas mal aidé à comprendre toutes les finesses de ce concept si unique.

Parce que l’ikigai comprend plusieurs dimensions psychologiques qui synthétisent parfaitement les différents besoins humains pour vous permettre d'identifier puis d'harmoniser ce qui est porteur de joie et de sens dans votre vie... et d'en faire éventuellement une activité professionnelle.

Comment trouver son ikigai ?

Trouver son ikigai, ou plutôt ressentir son ikigai, ça commence par adopter le bon état d’esprit (psychologie toujours) pour trouver sa voie.

C'est-à-dire ? Oser chercher son ikigai même si on en sait pas où on va, dépasser ses croyances limitantes (j'en avais moi aussi, je vous rassure) et cheminer avec confiance vers la découverte de votre ikigai.

Un point de départ ? Vous pouvez commencer par identifier vos "passions". C'est à dire ce qui vous fait réellement vibrer, qui suscite votre enthousiasme et votre créativité. Attention : vous devez distinguer vos intérêts profonds, des simples hobbies… Un petit numéro d’équilibriste !

Au-delà de vos "passions", vous devez ensuite mettre le doigt sur vos talents naturels (et pas uniquement des compétences que vous aurez couchés à la va-vite sur votre CV pour impressionner un recruteur). Avec un objectif final en ligne de mire : mettre en valeur dans le bon contexte ces talents uniques que vous possédez pour qu’ils vous permettent d'exprimer enfin votre potentiel !

Et un autre gros morceau :  comment identifier ses valeurs personnelles ? Parce que c'est en connaissant précisément vos valeurs et la manière dont vous les exprimez que vous pourrez redonner un sens profond à votre vie et être aligné avec votre nouveau job.

Un bon conseil, ne parasitez pas la recherche de votre ikigai par des questions liées à l'argent (Comment vais-je vivre de mon ikigai, que puis-je pratiquer comme ikigai pour gagner de l'argent,...) Toutes ces questions trouveront seront plus facilement des réponses dès lors que vous aurez déjà identifié votre ikigai.

Le témoignage de Mélanie, 42 ans, ancienne prof reconvertie

📣  Les difficultés du métier d'enseignant vous sont familières ? Vous êtes loin d’être un cas isolé ; mais ça, vous vous en êtes peut-être déjà rendu(e) compte en échangeant avec vos collègues dans la salle des profs… Mélanie était dans cette situation. À 42 ans, elle a cherché à quitter son poste de professeure au collège. J’ai eu le plaisir de l’accompagner dans sa reconversion et de récolter son témoignage.

Où en était Mélanie lorsqu’elle m’a contacté

« Ce métier ne me correspond pas du tout », m’a confié Mélanie lors de notre tout premier entretien. « Les conditions de travail sont très mauvaises ; je subis beaucoup de pression, j’ai peu de moyens et aucune reconnaissance ».

« Je ne voyais pas dans quel domaine me reconvertir », admettait-elle. « J’avais des compétences, un réseau, mais je n’en avais pas conscience. Je manquais cruellement de confiance en moi. Je me disais que mon expérience dans l’Éducation nationale était un handicap, que j’étais cataloguée. »

Comment j’ai pu aider Mélanie grâce à l’ikigai

« Une amie m’avait parlé de l’ikigai », se souvient-t-elle aujourd’hui. « J’avais lu un livre sur ce concept puis j’ai dû tomber sur le site de Julien Thomas par hasard. Au départ, je n’avais pas dans l’optique de me faire accompagner. Il faut dire que ce n’était pas vraiment le moment idéal ; le confinement a ajouté du stress et du travail à mon quotidien. »

Elle évoque son premier contact avec le concept japonais : « J’étais méfiante vis-à-vis de l’ikigai, je pensais qu’il s’agissait encore d’une énième méthode à la mode. Toutefois, quand j’ai lu le contenu proposé, je me suis rendu compte que Julien apportait une vraie valeur ajoutée. J’ai décidé de sauter le pas après un premier échange Skype avec lui. Cette première séance de coaching gratuite m’a convaincue. »

« Julien m’a posé des questions qu’on ne m’avait jamais posées avant », raconte Mélanie. « Il creuse en profondeur, au-delà de la vie professionnelle. J’ai même pleuré pendant son coaching mais cela m’a permis d’avancer. Par exemple, il m’a demandé ce qui m'énervait. J’ai alors pensé à mon ex-mari bordélique et à mon besoin d’organisation. Cela m’a permis de réaliser que je pouvais monétiser cette compétence. J’ai aimé le fait d’avoir du temps entre les séances pour laisser mûrir ma réflexion et j’ai apprécié les exercices proposés, notamment le carnet de vie. »

Et aujourd’hui ?

Consciente de ses compétences et de ses envies, Mélanie a trouvé une nouvelle source de revenus. « Je me suis lancée en tant qu'auto-entrepreneur pour accompagner des TPE à mieux s’organiser ».

Cet article en résumé :

Guide de reconversion je ne veux plus être prof

Démarrer votre reconversion professionnelle

 🙂  Décidé(e) à laisser l’enseignement derrière vous et besoin d’aide pour vous reconvertir ? Mon métier est d’aider les professionnel(le)s de France et de Belgique à trouver leur voie grâce à l’ikigai. Voici comment.

Une formation pour tous les profs… qui ne veulent plus être profs

Je n’oublie pas le plus fondamental des éléments : je vous aide à inscrire votre projet professionnel dans un projet de vie global, qui prend en compte toutes les facettes de votre personnalité.

Comment je m’y prends ?

J’ai mis au point une formation incluant un accompagnement personnalisé appelé "Bilan de compétences Ikigai".

À l’issue de cet accompagnement, intégralement finançable par votre Compte personnel de formation (CPF) si vous exercez dans le marché du travail français :

  1. vous saurez ce qui vous fait vibrer et vous donne de l'énergie pour déplacer des montagnes
  2. vous serez sûr(e) de vous et de vos choix de vie, comme jamais auparavant
  3. vous mettrez le doigt sur de nouvelles opportunités pour augmenter vos revenus rapidement
  4. vous vous sentirez à votre place grâce à un métier qui a du sens et dans lequel vous êtes acteur(rice) de votre vie

Un accompagnement sur-mesure car tout le monde est différent

À travers cette formation, c’est un accompagnement individualisé que je vous propose. Et au préalable, je vous délivre des informations personnalisées gratuitement et sans aucun engagement de votre part.

Tous les détails de la formation pour trouver votre voie

Accompagnement personnel et suivi inclus

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Article mis à jour le : 21/12/2023

Cet article vous a plu ? Moi, c'est Julien Thomas.

Psychopédagogue et chercheur spécialisé dans l'orientation. J'ai été publié chez plusieurs Editeurs scientifiques comme Routledge ou Elsevier.

Mais au delà des diplômes, ce qui m'intéresse c'est ce qu'il y a d'unique chez vous qui cherchez votre véritable voie pour trouver et décrocher le job qui vous correspond le plus !

C'est sur ce principe fondateur que j'ai orienté ou reconverti avec succès 800+ personnes depuis 2008.
Pour y arriver, j'offre mon sens de l'écoute, une expertise reconnue de plusieurs années et des outils scientifiques.
  • Formateur d'adultes depuis 2006.
  • Conseiller en insertion professionnelle à partir de 2008.
  • Missions de recrutement de 2009 à 2014.
  • Réalisation d’un doctorat en psychologie de 2012-2016.
  • Entrepreneur à son compte depuis 2016.

Vous avez des questions sur votre parcours professionnel ? 

Je suis là pour vous apporter des réponses.

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